L’impact des nouvelles données de caractérisation Fogra 51 et 52 pour les imprimeurs

La norme ISO 12647-2 de 2013 a vu le jour suite aux évolutions importantes des technologies des presses et des instruments de mesures, ainsi que des nouveaux types de papier contenant des azurants optiques apparus sur le marché. Elle a continué à cohabiter avec la 12647–2 de 2004 ces dernières années. Aujourd’hui, certains imprimeurs ne sont pas encore passés aux nouvelles normes compte tenu des investissements nécessaires : les imprimeurs doivent en effet s’équiper d’instruments de mesure et de cabines de lumière adéquats pour être certifiés.
Peut-on contourner les « désordres » éventuels amenés par des instruments de mesure obsolètes qui peuvent tronquer les résultats attendus en production ?
Le point sur les nouveaux profils Fogra 51 et Fogra 52 et leur impact sur les qualités de production.

Les Profils ICC en question :

Pour ce qui est de l’impression offset, PSO Coated V3 correspond à la caractérisation Fogra 51 (impression offset papier couché) qui vient remplacer la caractérisation Fogra 39. C’est un fichier de mesure en M1 pour les papiers couchés à fluorescence modérée.
Le PSO Uncoated V3 correspond à la caractérisation Fogra 52 (impression offset papier non couché) remplace le Fogra 47. Egalement, un fichier de mesure en M1 pour les papiers non couchés sans bois à fluorescence élevée.
On constate donc que les mesures colorimétriques des Fogra 51 et 52 tiennent donc désormais compte de l’éventuel effet des azurants optiques du papier.
Ainsi, utiliser les nouveaux profils ICC implique d’imprimer sur une presse calibrée avec un spectrophotomètre disposant du mode M1, capable de mesurer la fluorescence du papier utilisé, ce qui est impossible avec l’ancienne génération en M0.

Pourquoi imprimer sur des papiers contenant des azurants optiques ?

L’utilisation d’azurants optiques dans les papiers de production s’est très largement généralisée dans l’imprimerie depuis ces dernières années, du fait de leur capacité à conférer une blancheur supérieure. En effet, les molécules qui les composent absorbent les rayonnements ultra violets (non visibles) et réémettent par voie de fluorescence l’énergie en lumière bleue, elle, visible. Ainsi, le papier semble gagner en blancheur.
Les composés chimiques dont l’objectif est de renforcer la blancheur du papier, renforcent également la sensibilité des impressions au métamérisme, c’est à dire, la différence de perception des couleurs en fonction des conditions d’éclairage.
Les imprimeurs qui ont des presses offset équipées de spectrophotomètres datant d’avant 2013 en M0, ne sont donc pas en capacité de tenir compte de ces rayonnements UV.
Par ailleurs, la présence d’azurants optiques dans un support n’est détectable que sous une lumière provenant d’une source UV. Si les papiers contiennent des azurants optiques, il faudrait ainsi, dans l’idéal, que les papiers d’épreuves couleurs en contiennent aussi. Cela nécessite une source d’éclairage standardisée avec des tubes fluorescents projetant une lumière renforcée en UV.

Préconisations pour les imprimeurs pour ces nouvelles normes

Si les Fogra 39 ou 47 cohabitent toujours avec respectivement les nouveaux Fogra 51 ou 52, les imprimeurs qui reçoivent les fichiers doivent aujourd’hui gérer le passage d’un espace couleur à un autre, en l’adaptant au profil de ses machines et au type de papier qu’il utilise. Il faut donc que les instruments de mesure soient en adéquation avec les papiers utilisés.

Aujourd’hui, les imprimeurs offset ont tout intérêt à investir dans des spectrophotomètres disposant du mode M1 pour rester dans une démarche de résultat imprimé optimal, avec l’apparition des papiers azurés.
Le spectrophotomètre reste néanmoins un unique instrument de mesure et ne tient pas compte des paramètres variants des presses : l’engraissement, les balances de gris, les encrages, et des opérations de maintenance et nettoyage à effectuer sur les machines.

Adopter une solution de Color Management : suivi des mesures, traçabilité, sans arrêt de production

Une solution de ColorManagement permet de recueillir les données mesurées, d’une part, de les analyser en continu d’autre part, et de vous proposer des plans d’actions pour maintenir la qualité en continu. Cette gestion des paramètres variants, vous assure une stabilité de cohérence couleur, quels que soient vos supports d’impression.
D’autre part, recalibrer l’ensemble de votre parc machine pour être conforme aux normes nécessite un arrêt de votre production : avec une solution métier, la calibration se fait automatiquement grâce au suivi des mesures dans le temps et aux correctifs apportés.

Universel Couleurs a développé UC Platform, une solution logicielle extrêmement innovante qui intègre à la fois les anciennes et les nouvelles normes (les cibles et les tolérances à respecter), à partir des instruments de mesure préconisés par le métier.
Etre accompagné à la mise en place de spectrophotomètre disposant du mode M1, et viser une qualité optimale à l’impression, vous permet par ailleurs de réduire drastiquement vos coûts de production. Le calage est bien plus rapide, les consommations matière (encre et papier) largement réduites, et les conducteurs se félicitent d’atteindre des résultats nets et conformes, dès les premières feuilles.

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