Donneurs d’ordre packaging et imprimeurs : parlez-vous le même langage ?

Retour sur un article publié par la journaliste Martine Delelfosse ( Transfoplus N°28) lors des réunions techniques HELIO- FLEXO . Dans la rubrique Proflexo, il était question du circuit encre sur fond d’optimisation des process, à travers la mise en œuvre de solutions pour réduire le temps de calage et de la gâche chez les imprimeurs.

Zoom retour sur la prise de parole de Caroline Neymarc :

Un seul langage pour tous

Caroline Neymarc, d’Universel Couleurs, terminait cette session avec une intervention plutôt dynamique. Elle dresse d’abord un constat : les acteurs se multiplient dans l’industrie graphique, et il existe un manque de professionnalisme ; les flux se dématérialisent, et les points de repères diminuent. Sans compter le manque de références, car il existe peu de normes pour le packaging, peu de repères pour les professionnels des directions Marketing Packaging. Le tout dans un contexte de marché tendu et de pression économique qui entraîne bien souvent la diminution des marges.

Il semble que le premier problème concerne la communication entre les différents acteurs. « Il faut faire en sorte que les gens parlent le même langage », affirme Caroline Neymarc. En effet, parler le même langage passe par la gestion de la couleur avec des méthodes et des outils permet d’obtenir une cohérence sur toute la chaîne graphique dans des conditions optimisées. Le problème : aucune norme ne décrit une méthode de travail universelle.

Cependant, il existe  un référentiel unique et universel, le L*a*b* et ICC (1993), un standard de gestion et de communication de la couleur basé sur le Cie L*a*b*, Indépendant des marques, compatible avec tous les matériels, universel et ouvert.Il faut l’utiliser.
La maîtrise du process de production passe par l’industrialisation et la standardisation. C’est-à dire mettre la chaîne sous contrôle (mesures, analyses, actions), définir des cibles et tolérances, et identifier et fixer les points variant. Et Caroline Neymarc, spécialiste en Color Management, de conclure :

A partir du moment où l’on maîtrise gâche support papier, encre, temps, où l’on diminue les temps d’essai et de réglages et les allers-retours de BAT, où l’on évite les retouches de dernière minute et les litiges, on s’ouvre à de nouvelles technologies (multi chromie, numérique…).

La finalité : utiliser industriellement son outil industriel pour les impressions des supports packaging et PLV !

Extrait de l’article Transofoplus N°28 de Martine Delefosse



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